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Les Oligo-ProanthoCyanidines (OPC)

Description

Les oligo-proanthocyanidines (OPC) constituent une famille de composés flavonoïdes présents dans bon nombre de végétaux. C’est essentiellement pour leurs propriétés antioxydantes qu’on s’y intéresse. On estime que leur activité antioxydante est de 20 à 50 fois plus importante que celle des vitamines C et E. Comme son nom l’indique, un antioxydant a pour effet d’inhiber l’oxydation de diverses substances physiologiques. Elle est à l’origine de nombreuses maladies. Les antioxydants neutralisent les radicaux libres responsables des dommages causés par l’oxydation dans l’organisme. Les rendant de la sorte inoffensifs et permettant au corps de les éliminer facilement.

La vitamine C est hydrosoluble et la vitamine E liposoluble. Leur activité antioxydante s’exerce principalement dans un milieu aqueux pour la vitamine C ou lipidique pour la vitamine E, tandis que les OPC sont actives dans l’un et l’autre milieu.

opc

Les OPC ont une affinité particulière avec le collagène. Cette protéine forme l’essentiel des tissus conjonctifs de l’organisme, notamment la peau, les tendons, ligaments et cartilages, ainsi que la paroi interne des vaisseaux sanguins. Les OPC se lient au collagène et contribuent à préserver l’intégrité de la structure des tissus conjonctifs. Cela s’explique par leur activité antioxydante, mais également parce que les OPC inhibent la synthèse de certaines substances ayant pour effet de déclencher des réactions allergiques et inflammatoires.

Les OPC n’étant pas considérées comme des nutriments essentiels, on n’a pas établi d’apport nutritionnel recommandé pour ces substances. Cependant, elles jouent un rôle important dans le maintien d’une bonne santé.

Historique des OPC

Le navire de Jacques Cartier resta coincé durant de longues semaines dans les glaces du Saint-Laurent en 1534. L’équipage, victime du scorbut, fut soigné par les Amérindiens avec des infusions d’aiguilles et d’écorce de pin. Plus de 400 ans plus tard, Jacques Masquelier, de l’Université de Bordeaux, se rendit au Québec. Il découvrit ce qui, dans le pin, pouvait avoir sauvé les marins français. C’est ainsi qu’il identifia une classe de composés flavonoïdiques qu’il nomma pycnogénols.

Ce nom fut changé plus tard pour « proanthocyanidines » ou « oligo-proanthocyanidines » (OPC). Cela, après que les autorités des États-Unis eurent accordé à une entreprise suisse, qui fabriquait un extrait d’écorce de pin maritime, un brevet d’exclusivité pour l’emploi du mot Pycnogenol®.

Le professeur Masquelier, qui breveta la méthode d’extraction des OPC de l’écorce de pin en 1951, s’intéressa par la suite aux pépins de raisin, dans lesquels il découvrit des composés de même nature. L’industrie vinicole de la région de Bordeaux constituet une source importante de matière première pour la fabrication d’extraits riches en OPC. Ce sont principalement les pépins de raisin qui ont fait l’objet des recherches intensives sur les OPC dans les années 1970.

Recherches

Les produits à base d’OPC actuellement dans le commerce proviennent souvent d’extraits d’écorce de pin ou de pépins de raisin. Cependant, des chercheurs du monde entier travaillent actuellement sur une foule d’autres végétaux riches en OPC. Cela, sans être identiques aux premiers, possèdent une structure biochimique commune qui leur confère des vertus comparables.

Ainsi, on s’intéresse aux OPC dans le cacao, le thé et l’aubépine, pour leur action protectrice sur le système cardiovasculaire. De même qu’à celles de l’écorce d’orme pour son utilité en périodontie. On explore également les propriétés antioxydantes des OPC présentes dans le riz rouge, le haricot de soya, le bleuet, la canneberge et la framboise. Certains chercheurs étudient aussi les potentielles propriétés anticancéreuses des OPC, qui sont étroitement liées à leurs effets antioxydants1.

On attribue des vertus immunoprotectrices aux proanthocyanidines contenues dans deux plantes qui poussent en Chine (Uncaria sinensis et Ecdysanthera utilis) et d’une autre qui croît au Japon (Eriobotrya japonica). En Afrique, on scrute les vertus anti-inflammatoires des OPC que renferme l’Erythrophleumsuaveolens1.

Certains aliments, tels le raisin, la framboise, le bleuet, le cacao, l’écorce du riz rouge et l’enveloppe interne de l’arachide, renferment des OPC. Il est peu probable qu’un apport alimentaire permette d’atteindre les dosages nécessaires pour obtenir des effets thérapeutiques. Notamment, d’insuffisance veineuse, une affection pour laquelle des extraits d’OPC sont souvent utilisés.

Divers essais cliniques ont porté sur les propriétés antioxydantes des OPC. De même, sur l’effet positif qu’elles peuvent exercer en cas d’insuffisance veineuse, de tuméfactions ou de troubles ophtalmologiques.

L’intérêt que les chercheurs du monde entier portent aux OPC devrait permettre :

  • D’une part, d’apporter une explication scientifique à l’efficacité thérapeutique qu’on attribue à certaines plantes et,
  • D’autre part, de contribuer à la découverte d’autres végétaux riches en cette substance.
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