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Hydrologie

Pour commencer, la constitution du corps humain est principalement de l’eau. Il convient donc d’utiliser l’hydrologie comme technique pour faire circuler les liquides du corps et le détoxifier. Les bains, les lavements ou encore les sudations sont des procédés qui peuvent parfois étonner. Cela donne des résultats souvent supérieurs à nos attentes. 

hydrologie

Origine de l’hydrologie ?

Quelque soit l’endroit de la planète, depuis la nuit des temps, chercher de l’eau est un acte essentiel pour les humains en terme de survie. Si elle se raréfie, elle peut devenir une source de conflit, elle est donc considérée comme une source précieuse, et est omniprésente dans tous les domaines de la vie.

Depuis la plus haute antiquité, les hommes ont mis au point des techniques d’utilisation de l’eau, qu’ils ne cesseront d’améliorer au fil des temps. Cela deviendra l’hydrologie.

Des penseurs grecs, aux scientifiques les plus modernes, en passant par les philosophes chinois elle a fait l’objet de nombreuses études, pour comprendre son fonctionnement, son renouvellement, ses bienfaits et vertus.

Bénéfique pour la planète, les hommes, les animaux, on ne peut vivre sans elle.

L’hydrologie fortifie la résistance et la santé globale des individus.

Qu’est-ce que l’hydrologie ?

En Naturopathie, ce sont toutes les techniques par l’eau (hydrologie), utilisées lors des cures, en :

  • D’abord en usage interne,
  • Ensuite, en usage externe.

Usage Interne :

C’est l’eau que nous buvons quotidiennement. Chacun sait que l’eau est indispensable à l’organisme, elle représente 60% de notre poids.

Notre corps a besoin journellement, d’environ 1.5 litre d’eau, en plus des aliments habituels, et pour son équilibre il en rejette sous forme d’urine, de sueur, et de vapeur d’eau par la respiraton.

 Elle est présente dans :

  • le plasma du sang,
  • les cellules,
  • les liquides interstitiels

L’eau permet de :

  • maintenir le volume de sang et de liquide lymphatique,
  • lubrifier les articulations, les muqueuses, les yeux,
  • maintenir la température du corps,
  • réaliser les échanges dans les cellules,
  • transporter et assimiler les nutriments,
  • favoriser l’activité du cerveau (+ de 83% de liquide),
  • d’hydrater la peau,
  • éliminer les déchets de la digestion et les toxines.
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Son circuit dans l’organisme :

Absorbée par la bouche, elle va directement ves l’estomac, puis vers l’intestin grêle pour être assimilée par le sang par l’intermeédiaire de vaisseaux capillaires. Ce passage, traversée de la membrane semi-perméable, se fait par osmose => le sang puis => le sérum extra-cellulaire => les cellules.

L’intérêt de boire en dehors des repas est que le transfert vers le sang se fait très rapidement, quelques minutes suffisent, alors qu’en milieu de repas, le transfert est ralenti par la charge, le mélange et la densité alimentaires. On comprends pourquoi l’hydrologie est fondamentale.

cellule

La destination finale de l’au est les cellules afin de permettr une bonne marche de l’organisme grâce aux transformations biochimiques qu’elles réalisent.

Si les cellules viennent à manquer d’eau, des désordres et des troubles peuvent intervenir par déshydration.

Une fois utilisée par les cellules, l’eau est chargée de toxines, et doit être expulsée vers les émonctoires, et prend donc le chemin inverse : cellule => sérum extra-cellulaire => sang => émonctoire.

Elimination :

Chaque jour, nous éliminons environ 2,5 litres d’eau sous différentes formes et de différentes manières :

  • Par les reins :

Principal moyen d’élimination,sous la forme d’urine,

  • Par la peau :

Sous forme de transpiration.La sueur a la même composition que l’urine mais avec une concentration moins forte en éléments déchets. (environ 0.5 litre/jour).

  • Par les poumons :

C’est sous forme de vapeur que cette élimination se fait ( 0,5 litre par jour ).

  • Par les intestins :

Les selles possèdent environ 80 % de liquide, ce qui en permet l’évacuation correcte. ( 0,2 litre par jour ).

La déshydratation :

On parle de déshydratation quand la quantité d’eau absorbée par l’organisme est inférieure à la quantité rejetée.

1ère réserve de l’organisme pour palier la déshydratation :

Le sang : qui en premier cèdera de son eau aux émonctoires pour leur permettre de débarrasser l’organisme de ses toxines.Ceci est loin d’être sans danger car il ne peut perdre indéfiniment de sa substance sans manquer à ses autres fonctions qui sont l’alimentation en nutriments et en oxygène des cellules.

Aussi si la privation d’eau continue l’organisme va faire appel à sa 2ème réserve.

2ème réserve de l’organisme pour palier la déshydratation :

Le sang va aller puiser dans les réserves du sérum extra-cellulaire qu’il trouve immédiatementà sa portée, ce qui va en priver les cellules, et qui pourrait mettre à mal leur fonctionnement.

Si la privation d’eau continue l’organisme va faire appel à sa 3 ème réserve.

3ème réserve de l’organisme pour palier la déshydratation :

Le sang va puiser directement dans les cellules, dans le sérum intra-cellulaire, ce qui aura pour but d’entraver le bon fonctionnement des cellules, et créer une auto-intoxication..

Si la déshydratation continue :

Les cellules fabriquent en permanence des déchets qu’elles doivent évacuer. Or pour les évacuer leur véhicule c’est l’eau qui compose en majorité aussi bien l’urine, que la sueur, que la vapeur d’eau expirée, que les selles.

Si l’eau continue encore à manquer les éliminations auront de plus en plus de mal à se faire, les toxines vont s’accumuler, congestionner les organes, et empoisonner le sang. 

Les cellules ainsi surchargées de toxines, vont finir par cesser leur activité et mourir.
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La déshydratation chronique

Trés répandue, certains affirment ne « jamais avoir soif »!

En effet, certains ont souvent ignoré leur soif, par manque de temps, pas d’eau sous la main, etc…que le subconscient a fini par modifier le ressenti au niveau du facteur « soif », et l’envie de boire a fini par disparaître, et sournoisement les conséquences néfastes que l’on a décrit plus s’installent. Mais aussi :

– la fatigue et le manque d’énergie : une perte d’eau de 1 % seulement entraîne une perte d’énergie de 10 % 
– l’hypertension, mais aussi l’hypotension,
– la constipation,
– les troubles respiratoires,
– les infections urinaires ( cystite, par exemple ),
– les troubles digestifs,
– l’excès de poids (voir ci-dessus l’explication),
– les rhumatismes et les douleurs articulaires
– le cholestérol,
– l’eczéma,
– le vieillissement précoce,
– etc…

Le seul fait de manger peut aussi masquer la soif, car les aliments contiennent une part d’eau selon le type de nourriture et le cerveau peut ainsi créer une confusion entre faim et soif, qui peut non seulement créer une déshydratation mais aussi du surpoids, et accroître le déficit en eau.

Pour relancer la sensation « soif » la solution est de se forcer à boire, pendant quelques temps, la quantité nécessaire normale. Quelques jours suffisent pour retrouver le ressenti normal de la sensation de soif tout à fait naturel. L’hydrologie est au cœur de la santé.

La rétention d’eau provient :

  • D’une consommation excessive de sel,
  • D’une faible consommation d’eau.

En effet le sel contribue à la retenu d’eau dans les tissus. Or pour évacuer le sel de l’organisme celui-ci a besoin d’eau.

Donc le phénomène rétention d’eau sera d’autant plus important que :

la consommation de sel sera importante

la consommation d’eau sera faible

Pour éviter ou supprimer la rétention d’eau, il faut :

  • diminuer la consommation de sel, surtout si celle-ci est trop importante. La consommation journalière de sel devrait se situer entre 4 et 5 gr par jour au lieu des 12 à 15 gr consommés en moyenne.
  • Et, surtout, consommer plus d’eau.

Quelle eau et quelle quantité boire ?

Donc, à la lecture des paragraphes ci-dessus, nous l’avons compris, bue tous les jours dans des quantités suffisantes l’eau est un facteur important de conservation de la santé voire même d’aide au rétablissement d’une santé chancelante.

Généralement, l’eau contient des minéraux ramassés lors de sa traversée des différentes couches souterraines, et afin de potentialiser l’eau absorbée, il faudra tenir compte de certains critères :

Une eau très minéralisée, en bouteille, est peu indiquée. En effet, les minéraux contenus dans des bouteilles stockées depuis des mois dans des conditions laissant souvent à désirer sont dépourvus de la vie qu’ils possédaient à la source. Ils deviennent donc inassimilables par l’organisme qui peine à essayer de les assimiler et à les éliminer. Ils peuvent donc, à la longue, devenir la source de l’augmentation de l’acide urique et avoir pour résultat des douleurs articulaires.

Le choix, à moins d’une indication médicale très spécifique, devra donc se porter :

– soit sur une eau de source de bonne qualité, faiblement minéralisée (maximum 50 mg de minéraux/litre), avec un PH légèrement alcalin, contenant très peu de résidus à sec et exempte :

  • métaux lourds ( genre plomb, par exemple ), très toxiques pour l’organisme,
  • nitrates et autres substances chimiques provenant de la culture intensive,
  • chlore dont la présence est détectable grâce à son odeur caractéristique, …lire les étiquettes.

Soit sur l’eau du robinet équipé de filtres :

  • Carafe filtrante équipée de cartouches filtrantes,
  • Les filtres branchés directement sur le robinet, équipés également de cartouches filtrantes,
  • Les systèmes d’osmose inverse, plus efficace, plus coûteux,

pour se débarrasser des métaux lourds et autres nitrates.

En théorie, la quantité totale d’eau que nous devrions absorber, y compris l’eau contenue dans les aliments, doit être d’environ de 4 cl par jour par kilogramme de son poids.

Ce qui fait pour une personne de 60 kg : 2,4 litres ( 4cl x 60kg = 240 cl )

répartis comme suit :

– environ 1,5 litres d’eau et,

– environ 0.9 litre provenant de l’alimentation « solide », à condition toutefois de consommer des fruits et des légumes.

Ceci étant une théorie, il faudra adapter la quantité nécessaire d’eau en fontion de cas particuliers :

– conditions de vie de la personne,

– activités physiques,

– climat,

– maladie,…..

pour compenser les pertes.

Quelques précautions :

Une soif excessive peut être un signe de diabète.

Les personnes qui souffrent d’hypertension doivent éviter les eaux minérales à teneur élevée en sodium (NaCl). 

Classement des eaux :

Selon leur composition en minéraux, on trouve des eaux minérales :

– alcalines,

– arsenicales,

– calciques,

– chlorurées,

– ferrugineuses,

– sulfurées sodiques, …

Usage Externe :

Technique utilisée dans les 3 cures naturopathiques, l’hydrologie va se décliner sous de nombreuses formes, pour améliorer les échanges cellulaires en mobilisant les humeurs : sang, lymphe, les sérums, le liquide extra-cellulaire, toujours dans le but d’éliminer les toxines, par les émonctoires.

En fonction :

– des tempéraments,

– du type de surcharge à éliminer,

– de l’âge et de la vitalité de la personne, 

– de la résistance de ses émonctoires,

la température de l’eau joue un rôle très important.

thermometre de bain

En effet, froide, elle aura une action centripète, c’est-à-dire que les surcharges et toxines vont solliciter les émonctoires profonds qui vont recevoir l’assaut des surcharges venant de la périphérie (par exemple : un bain froid ou frais, ou une douche froide ou fraîche donnent envie d’uriner, l’émonctoire rein est sollicité).

Et chaude, elle provoquera une réaction inverse, centrifuge, c’est-à-dire qui aura pour effet de faire remonter les surcharges toxiniques vers la périphérie. Les déchets cristalloïdaux seront éliminés par les glandes sudoripares de la peau, et les déchets colloïdaux par les glandes sébacées. Ce sera donc, l’émonctoire peau (le plus périphérique) qui sera sollicité.

Donc en fonction de ces critères, en naturopathie, l’hydrologie va être un précieux outil, pour dériver les toxines (collloïdales ou cristalloïdales) afin de soulager un émonctoire saturé, vers un autre de même fonction.

Le rôle du naturopathe prend ici toute sa signification, pour entreprendre ces protocoles.

En fonction des troubles, on pourra utiliser :

– le bain supercalorifique : contre indiqué en cas de Problèmes cardiaques, circulatoires, cutanés, asthénie, grossesse, hypertension.

– Bain de mer chaude (sous les tropiques), convient à tous les       tempéraments, 

– La tallasothérapie, avec les hydromassages, les douches au jet,   ….

– Les bains tièdes, 

– Aussi, les bains froids revitalisant, ne conviennent pas en cas de fièvre trop avancée, ni au refroidissement, ni en cas de faiblesse émonctorielle interne avancée.

– Les bains froids locaux : bains de siège, vertébraux, enveloppements…toujours selon les cas,

– Sans oublier les bains de vapeur : hammam, sauna avec plantes, huiles essentielles… mais attention ne conviennent pas en cas de troubles cardiaques : infarctus récent, de rétrécissement aortique, aux hypertendus… Il est préférable de se renseigner pour  s’adonner à cette pratique.

– les bains synapisés déongestionnant : maniluves, pédiluves, 

– Enfin, les bains de boue, d’algues,

– les douches diverses : classiques, rotatives, ascendantes, en jets, …

– les cataplasmes, de farine de lin, d’argile, de mie de pain, de bouillie de plantes…

– la bouillote chaude decongestionnant foie, poumons, estomac, ou froide soulageant crise d’appendicite, estomac ou poussée d’ulcère.

Voilà donc tout un panel dont la liste pourrait s’enrichir, qui permet de voir que l’eau en usage externe est présente depuis très longtemps, et qui aujourd’hui est très prisée aussi non seulement dans le cadre de cures thermales, mais aussi en cabinet, et se démocratise à la maison.

L’hydrothérapie – hydrologie : https://www.youtube.com/watch?v=N-iGzsWN0vk
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